L’ancien joueur de l’Aviron Bayonnais, Pepito Elhorga, participe actuellement au Championnat du Pays Basque en pasaka. La pelote, c’est son autre passion en dehors du rugby. Interview.

 

Que représente la pelote pour toi ?

Pepito Elhorga : Ça compte beaucoup pour moi aujourd’hui. C’est un sport que j’ai connu tout petit. Depuis l’âge de six ans j’ai pratiqué la pelote et le rugby. J’ai fait un peu de tout, la chistera, la main nue, la pala… J’ai pratiqué jusqu’à l’âge de 16-17 ans. J’ai dû ensuite faire un choix et je me suis orienté sur le rugby car ma famille a plus baigné dans ce milieu là. J’ai eu pendant quelques années ce manque de pratique de la pelote. Depuis que j’ai arrêté le rugby, je ne vois que par la pelote. Je suis revenu un peu dans mon enfance. Actuellement, j’essaie d’en faire le plus souvent possible, c’est quelque chose qui me détend, qui me passionne. J’aime beaucoup la main nue mais c’est un sport très très dur. Je ne la pratique plus mais j’adore suivre Waltary, Larralde et Ducassou.

Tu participes actuellement au Championnat du Pays Basque en pasaka. Depuis quand joues-tu à cette spécialité ?

P. E : Le pasaka, c’est un sport que j’ai découvert il y a un an. Je le connaissais comme ça pour en avoir vu un peu. Je l’ai découvert aux fêtes de Sare dans le cadre d’un repas au trinquet avec tous les pilotari. Quelques collègues m’ont proposé d’essayer. J’ai testé. J’ai accroché. J’ai pris une licence pour pouvoir y jouer. Quelques mois après, un ami d’enfance, Patxi Barandiaran, m’a dit que son binôme arrêtait le pasaka et m’a proposé de commencer avec lui. Je me suis lancé dans la compétition. On l’a fait l’an dernier et pour la première participation on a gagné la coupe Lemoine. Je ne pensais pas du tout gagner surtout aussi tôt.

On te voit de temps en temps aux parties (main nue, pasaka…), y’a-t-il une spécialité que tu affectionnes plus ?

P. E : C’est tellement différent que c’est bien ça change. Avant, je ne voyais que par la pala. J’ai découvert le pasaka et je me régale aussi. Je suis sûr que si j’avais pu faire de la main nue je me serais également régalé. C’est le sport en lui-même qui est plaisant. On utilise différents matériaux. Je fais aussi du padel tennis le mercredi soir.

Quelle partie t’a le plus marqué en tant que spectateur ?

P. E : C’est marrant parce que j’avais plutôt tendance à regarder uniquement les résultats sur les journaux. Ça faisait des années que je n’avais pas vu de partie de pelote à part le frontball où j’ai été voir de temps en temps Agusti Waltary. La première partie que j’ai vue depuis des années ça a été lors des fêtes de Bayonne cette année au Master. Ça devait faire plus de 20 ans que je n’avais pas vu de partie. Pourtant j’adore ça. Sur le coup je me suis régalé c’est vraiment spectaculaire, pour l’année prochaine on a déjà réservé les places.

Quel joueur t’impressionne le plus ?

P. E : Dans mon enfance, j’ai toujours adoré Pampi Laduche. On a quelques exemples comme ça quand on est minot, on s’identifie toujours à des personnalités. A la pelote c’était Pampi Laduche et au rugby c’était Serge Blanco. J’aime bien le style de Waltary et le joueur qui gaze bien en ce moment c’est Peio Larralde. Il est hors norme, très beau à voir jouer, il joue juste et a une puissance incroyable.

Le rugby et la pelote sont deux sports emblématiques du Pays Basque, y’a-t-il des similitudes entre les deux ?

P. E : Le rugby est avant tout un sport collectif contrairement à la pelote. Là où on peut trouver des similitudes c’est peut-être sur le deux à deux en pelote. C’est un peu particulier parce que les équipes ne sont pas figées. Sur le rugby, on a l’habitude de jouer tous ensemble, ce sont toujours les mêmes joueurs. On peut faire quelques comparaisons mais c’est assez différent.

Tu as été rugbyman à l’Aviron Bayonnais, que fais-tu maintenant ?

P. E : J’ai arrêté en 2012 à l’Aviron. J’ai rencontré Bernard Lataste, qui est l’actuel président de l’Anglet Olympique qui évolue en Fédérale 1 et qui a aussi les Transports Lataste. On s’est rencontré par le biais du rugby. Il a su que j’étais en fin de contrat. Il m’a demandé si je voulais filer un coup de main à Anglet au niveau des entraînements. Je l’ai fait pendant deux ou trois mois et vite après il m’a dit qu’il créait un poste de commercial chez les Transports Lataste. J’ai fait une formation pendant un an à l’Académie Basque du Sport. Au final j’ai eu l’embauche. C’était il y a quatre ou cinq ans. Pierre Lataste, le fils de Bernard, a créé Taldea, un regroupement de transporteurs dont les Transports Lataste font partie. Maintenant, je travaille depuis deux ans pour Taldea.

Ça c’est ma reconversion professionnelle mais j’ai aussi toujours un pied dans le monde du rugby. Je commente quelques matchs. J’ai débuté avec France Bleu Pays Basque, ensuite je suis passé chez Sud Radio. L’an dernier je suis passé sur Eurosport Player aussi. Je suis toujours ambassadeur de la LNR (Ligue nationale de rugby). Le but est de promouvoir le rugby sur toute la France. Je suis également ambassadeur de la marque Otago.

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