Ce dimanche, au trinquet Moderne de Bayonne, les champions de l’an dernier Waltary et Bilbao, vont se retrouver l’un contre l’autre. Seul l’un des deux pourra recoiffer la txapela. Peut-être une troisième fois consécutive pour Bixintxo Bilbao.

Vous vous connaissez bien tous les quatre. L’an dernier les équipes étaient inversées. Quels vont être les atouts et les faiblesses de l’équipe adverse ?

Waltary Agusti : Il n’y a pas de faiblesse, ils jouent bien. Il ne faut pas les laisser jouer, ils tapent fort. Ça va se jouer à très peu dimanche. J’imagine une partie serrée.

Bixintxo Bilbao : On se connaît très bien en effet. Des faiblesses, il n’y en a pas beaucoup. Les quatre on est en forme. Waltary a un très bon but et un jeu très agressif. Peio a un peu le même jeu que moi, très rapide. Il a une très grande volée et met beaucoup de rythme dans le jeu.

Quelle a été votre partie la plus difficile dans ce championnat ?

W.A : La plus difficile c’est la demi-finale. Il y a plus de tension. Les parties de poules c’est 50/50, il n’y a pas autant de pression que pour la demi-finale.

B.B : Toutes les parties ont été compliquées. La demi-finale a été celle où il y avait le plus de pression. On a gagné 40-24 mais le début de partie était très compliqué, les échanges étaient longs. On a quand même eu de la réussite avec Peio. A Pau aussi, la partie contre Waltary et Guichandut a été compliquée, même s’il y avait moins d’enjeu. Chaque partie aura été compliquée même s’il n’y a pas eu de partie très très serrée.

On a beaucoup entendu dire en début de championnat que les finalistes étaient déjà connus d’avance. Que pensez-vous de ce championnat 2017 ?

W.A : Oui, il y a beaucoup de gens qui disaient connaître les finalistes à l’avance et ils se sont trompés. Ils ne nous mettaient pas en finale Peio et moi. Ils mettaient Ducassou, Ospital, Larralde et Bilbao. On connaît le monde de la pelote qui dit n’importe quoi des fois. Depuis le début, je me disais qu’avec Peio on arriverait loin. C’est un bon joueur. Il était en demi-finale l’an dernier, il a gagné le Master de Bayonne aussi.

B.B : Les gens n’avaient pas raison puisque Ducassou et Ospital ne sont pas en finale. Dans chaque championnat il y a des favoris mais ce n’est pas pour ça qu’on gagne les parties. A chaque fois on recommence à zéro.

L’an dernier vous aviez quinze jours entre la demi-finale et la finale. Cette année vous n’avez qu’une semaine. Est-ce assez pour se préparer ?

W.A : Cette année le groupe B a quinze jours entre la demi-finale et la finale et le groupe A qu’une semaine. Normalement c’est l’inverse. C’est la seule chose que je reprocherai au championnat, sinon c’était bien organisé. De toute façon, nous les joueurs, on n’est jamais contents. Mais je suis tombé avec un bon arrière. Je commence à bien m’entendre avec Peio.

B.B : On est habitué à jouer chaque semaine même des fois jouer la demi le vendredi et la finale le dimanche donc ça ne me dérange pas. On a fait un entraînement mercredi avec Peio donc je pense qu’on va arriver en forme pour cette finale.

Pour chacun d’entre vous, ce sera une finale à enjeu. Pour toi Bixintxo, ce sera un troisième titre consécutif possible et pour toi Waltary un sixième titre dans ta carrière. Comment appréhendez-vous cette partie ?

W.A : Il faut que je confirme, personnellement, que je suis encore là. J’ai déjà gagné six titres en tête à tête et cinq par équipes. J’ai la chance de pouvoir jouer une sixième finale. Ça montrerait que je fais un bon travail.

B.B : C’est une troisième finale en deux à deux pour moi. L’an dernier, on avait gagné avec Waltary. Cette année, je vais jouer contre lui. Mon premier titre c’était avec Peio, je m’entends très bien avec lui. L’objectif ça sera de gagner ce troisième titre d’affilée. J’espère qu’on va y arriver. Que ce soit le premier, deuxième ou troisième titre, il y aura de la pression mais j’espère que ce sera de la bonne pression.

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