À 26 ans, Argitxu Behasteguy multiplie les activités : prothésiste dentaire, joueuse de pelote et créatrice de bijoux. Une vie à mille à l’heure qui la nourrit au quotidien.

Attachée au Pays basque et à sa culture, c’est tout naturellement qu’Argitxu Behasteguy s’est tournée vers la pelote. Toute petite, elle a appris à jouer avec son grand-père après l’école. Dès huit ans, elle rentre au club de Saint-Pée-sur-Nivelle où elle s’initie d’abord à la paleta gomme pleine, puis à 13 ans, la paleta gomme creuse. « J’ai joué un peu au handball mais j’ai rapidement voulu prioriser la pelote car c’est un sport familial et c’est un jeu où je m’épanouissais plus », confie-t-elle. En janvier 2023, elle mute au club de Luzean où depuis elle joue avec Marie Martine. Un sport devenu passion, qui lui prend du temps. Chaque semaine, elle s’entraîne physiquement, et techniquement au trinquet Anderenia, à Saint-Jean-de-Luz. Elle se prépare actuellement pour le championnat de paleta gomme creuse qui débutera dans quelques semaines et va tout donner pour décrocher une sélection aux championnats du monde qui se dérouleront à l’automne en Argentine.

Elle programme ses entraînements en dehors de ses horaires de travail. Depuis 2023, elle est prothésiste dentaire. « J’aurais voulu être joaillière mais il fallait partir à Paris et pour moi c’était compliqué de quitter le Pays basque », explique-t-elle. Elle trouve donc le bon compromis avec ce métier manuel qui lui permet de travailler différentes matières. Il ne lui manquait que le côté « coloré et créatif ». Qu’à cela ne tienne. Elle s’est lancée dans l’aventure de l’entreprenariat en créant sa propre marque de bijoux, en 2023 : Odeitxu. « C’est la concrétisation d’un rêve d’enfant », assure-t-elle. Elle propose des collections « colorées, originales et uniques », en petites séries. Une marque à son image : lumineuse et joyeuse.

Cette année, elle a arpenté les marchés : Bidart, Saint-Jean-de-Luz, Point 8 à Bayonne. Tôt le matin, avant de partir au travail et le soir après ses entraînements, elle imagine colliers, bracelets, boucles d’oreilles. « J’ai un petit côté hyperactif qui m’aide beaucoup », sourit-elle, sur un petit nuage.